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Un habitant de Bohars: Louis BIHANNIC

( Interviewé par Patrice )

Interviewant Louis BIHANNIC sur Bohars des années 1920 à 1930, il m’a fait part de ses souvenirs d’enfance par une conversation à bâtons rompus d’abord sur l’école, puis sur la vie paroissiale, les vacances…

Fils d’un officier mécanicien de la Marine Marchande et d’une ancienne commerçante de Bohars (le commerce et bureau de tabac FOLL au bourg de Bohars avant la guerre 14-18), Louis BIHANNIC est né à Lambézellec en 1924 et dès l’âge de 5 ans, deux de ses sœurs plus âgées le conduisent à l’école. Tous les enfants ou presque (garçons et filles) allaient automatiquement à l’école Notre Dames de Lourdes, tenue par les Religieuses de Saint Jacut Les Pins dans le Morbihan. Il n’y avait pas à cette époque d’école maternelle et les enfants se rendaient donc à l’école des Sœurs dès qu’ils pouvaient s’y rendre. Mais à partir de 7 ans les garçons étaient obligés d’aller soit à l’école de la commune c’est-à-dire l’école publique qui se trouvait à la Salle Vivian Marshall accolée à la mairie soit à l’école des Frères à la Croix Rouge à Lambézellec.

A l’école Notre Dame de Lourdes à cette époque, il y avait environ 30 ou 40 enfants de 5 à 12 ans. Ils étaient répartis en deux classes. Ces classes étaient tenues par deux religieuses sécularisées. Il y avait comme on l’appelait alors, « La Grande Maîtresse », Sœur Charles, très stricte, Directrice de l’école et qui préparait les filles au certificat d’études. L’autre classe était dirigée par la petite maîtresse comme on l’appelait, comportant plusieurs cours avec filles et quelques garçons.

En général les garçons, par la suite, allaient à l’école des Frères à la Croix Rouge sauf quelques uns qui restaient à l’école publique de Bohars. On y dénombrait à l’époque 6 ou 7 élèves.

Les filles, après leur certificat d’études, restaient à la maison ou à la ferme, ou elles allaient en apprentissage dans une école ménagère pour apprendre la couture, le repassage, etc… ou d’autres poursuivaient leurs études jusqu’au brevet élémentaire où elles allaient en pension dans une autre école de Brest.

Durant la dernière guerre 39-45 l’école des Frères de la Croix Rouge avait dû se replier sur Bohars et il y avait quelques classes à Kéranoues chez les CALVARIN.

Ensuite vers 1950, l’école Notre Dame de Lourdes ayant été incendiée pendant le siège de Brest, des baraques avaient été montées sur le terrain de Kerampir pour permettre aux religieuses de l’école Notre Dames de Lourdes d’assurer les classes.

A la paroisse de Bohars, le dimanche, il y avait deux messes : la basse messe vers 7h30 – 8h00 et la grand messe vers 10h00 – 10h30, autrement dit, la famille se partageait un peu. Ceux qui assistaient à la basse messe étaient ceux qui préparaient le repas du midi ou ceux qui nourrissaient les animaux à la ferme. Après la grand messe, généralement les hommes allaient au bistrot. Après le repas de midi, il y avait les vêpres, qui duraient environ une heure, où l’on se retrouvait pour la prière et les chants, mais sans eucharistie.

Après vers 16 heures, chacun rentrait chez soi. Le dimanche, il n’y avait pas de loisirs comme aujourd’hui. Avant la V.G.A.B., on se retrouvait entre garçons de 14 – 15 ans, dans champs et on jouait au football. On jouait au Tromeur ou vers Loscoat, on embauchait des gars qui étaient dans les écoles. Plus tard la V.G.A.B. s’est créée et a organisé des matches du côté de Kerguillo.

A Bohars, il y avait autrefois au cours de l’année plusieurs processions : celle de la Fête Dieu, celle du Pardon de la Paroisse pour la Saint Pierre et celle du 15 août pour la Fête de l’Assomption. Pour la Fête Dieu, les conseillers de l’église portaient le lai avec des dorures de couleur or. Tantôt les jeunes mariés de l’année étaient désignés pour le porter. Les jeunes filles portaient la statue de l’école Notre Dame de Lourdes que l’on appelait « Enfants de Marie » sur un brancard. Les dames, elles portaient la statue de Saint Anne du Rosaire. D’autres portaient des bannières et les hommes portaient trois croix. Chaque année pour le 8 septembre, il y avait le pèlerinage à Notre Dame du Folgoët et un certain nombre de pèlerins de Bohars s’y rendaient à pied en petit groupe. Ils partaient de très bonne heure le matin pour assister à la grand messe sur l’esplanade. D’autres profitaient de s’y rendre par le petit train qui passait à la gare du Rufa. Le train était chargé et il y avait parfois des gens sur les marchepieds des wagons. Le train peinait dans les côtes parfois même on pouvait descendre et suivre le train avant qu’il reprenne sa vitesse.



 
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